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LEXIQUE et explications scientifiques

Vous trouverez ici la liste de tous les points scientifiques faits sur le site. Si vous avez une question, n'hésitez pas à nous contacter afin que nous puissions vous éclairer :




Adaptation respiratoire



Manage’air permet une adaptation respiratoire, d’abord par un contrôle volontaire au niveau du cortex, puis au niveau central par un ajustement automatique de la commande du tronc.

La respiration naturelle, non contrôlée, est une fonction autonome du corps (comme la digestion). Elle est gérée par une région du cerveau située au-dessus du bulbe rachidien : le pont. La respiration est la seule fonction autonome qui peut également être contrôlée volontairement. Dans ce cas, elle est commandée par le cortex.

S’habituer à modifier consciemment et régulièrement sa respiration comme dans manage’air devient comme un réflexe, et avec l’entraînement se produit le phénomène d’intégration suivant : la région du pont subit les influences répétées du contrôle par le cortex, et la respiration naturelle (nommée régime respiratoire) finit par se modifier durablement. Elle devient plus calme et lente, plus efficace.




Asthme



Asthme : C’est une maladie chronique des bronches, caractérisée par un resserrement réversible des voies respiratoires. Lors des crises, elle entraîne des difficultés à inspirer et surtout à expirer l’air des poumons. Les facteurs déclenchant des crises sont divers : un effort, la poussière, l’humidité, la fumée de cigarette, les pollens, la pollution atmosphérique etc. Aujourd’hui, un asthmatique peut vivre normalement à condition d’être bien traité et bien informé. En France, l’asthme concerne plus de 2,5 millions de français et ce chiffre ne cesse d’augmenter, tout comme la mortalité liée à l’asthme.

Description de la crise :
Alors que la respiration ne requiert aucun effort, pour l’asthmatique en crise, ces mouvements sont extrêmement difficiles. Quand une crise d’asthme se déclenche, il se produit une contraction des muscles et une inflammation plus ou moins importante à la surface des bronches, ce qui engendre un rétrécissement des voies respiratoires. En conséquence, l’air ne passe plus que difficilement. L’asthmatique éprouve des difficultés à inspirer et surtout à expirer l’air des poumons. La gêne s’accompagne généralement d’un sifflement lors de l’expiration, qui atteste du rétrécissement des bronches. L’air est alors emprisonné dans la poitrine. Le thorax est bloqué, une toux irritante cherche à rejeter les mucosités qui s’accumulent dans les bronches.
Les crises peuvent être déclenchées par différents facteurs comme un effort, l’humidité, la poussière, la fumée de cigarette, les pollens, etc.






Asthme (détails des mesures)



Dans l’asthme, nous avons mesuré une diminution de l’obstruction bronchique, ce qui a pour effet d’améliorer la circulation de l’air dans les poumons. Les résistances des voies aériennes (Rva) mesurées après un mois de manage’air passent de 3,3 + 0,3 à 2,6 + 0,3 cm H2O.l -1.s (cf. thèse). 

Nous avons également mesuré une tendance à la baisse de la fréquence respiratoire au repos. En réduisant ainsi le niveau de stress, et en diminuant les résistances respiratoires, la sensibilité respiratoire a été améliorée. Ceci peut aider l’asthmatique à ressentir plus tôt la crise arriver, et à la prévenir.




Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO)



Bronchite chronique : C’est une maladie fréquente (3 Millions de malades en France dont 1 homme sur 5 de plus de 40 ans). Elle est cependant souvent ignorée par le patient parce que longtemps peu invalidante et peut être découverte de ce fait alors que les dégâts anatomiques sont déjà importants. Elle est définie comme une affection caractérisée par un excès de mucosités bronchiques, chronique, survenant la plupart des jours, au moins trois mois par an pendant au moins deux années consécutives.
La bronchite chronique peut être caractérisée par l’obstruction des voies respiratoires. Principal facteur de risque : le tabac




Capacité pulmonaire totale (CPT)



Capacité pulmonaire totale (CPT) :
Somme de la capacité vitale et du volume résiduel*. Plus simplement, c’est le volume maximal d’air contenu dans les poumons après une inspiration maximale.

* Volume résiduel : volume restant dans les poumons après une expiration maximale






Capacité vitale (CV)



Capacité vitale (CV) :
Somme du volume de réserve inspiratoire, du volume courant et du volume de réserve expiratoire. Plus simplement, c’est le volume maximal d'air expiré énergiquement après une inspiration maximale.






Colère (face au système immunitaire)



1 colère = 6 heures de suppression du système immunitaire.

Dans une étude récente, des chercheurs ont demandé à des personnes en bonne santé de se concentrer sur deux émotions différentes – colère ou inquiétude – tandis qu’un anticorps du système immunitaire était mesuré (l’IgA). L’IgA (Immunoglobuline A) est la première ligne de défense du système immunitaire agissant en tant qu’agent protecteur des cellules contre virus et bactéries. Le stress est connu comme diminuant le niveau d’IgA, il génère du cortisol, nous laissant plus vulnérables aux problèmes respiratoires comme le rhume ou la grippe.
L’étude a démontré qu’un simple moment de colère provoque près de 6 heures de suppression du système immunitaire.

Hapuarachchi JR, Chalmers AH, Winefield AH, Blake-Mortimer JS, 2004. Changes in clinically relevant metabolites with psychological stress parameters. Behav Med; 29 (4).






Consommation maximale d'oxygène (VO2)
Puissance maximale aérobie (PMA)
Seuil ventilatoire / anaérobie



Le VO2 max, la puissance maximale aérobie (PMA) et le seuil ventilatoire sont des qualités de base indispensables à toute bonne performance, car elles repoussent les limites de l'asphyxie musculaire en permettant de supporter les efforts intenses et soutenus.

- La consommation maximale d’oxygène ou VO2 max :
Le VO2 max est le débit maximum d’oxygène consommé lors d’un effort, c’est-à-dire le volume maximal d’oxygène prélevé au niveau des poumons et utilisé par les muscles par unité de temps. Plus simplement, c’est la capacité optimale du corps à filtrer puis à utiliser l’oxygène inspiré pour alimenter les muscles, sachant que l’oxygène est le carburant nécessaire à tout effort physique prolongé (c’est le carburant de l’endurance).

- Puissance maximale aérobie (PMA) :
C’est la puissance (mesurée en Watts) correspondant à un effort à 100 % du VO2 max. La PMA emmène le cœur à battre à un rythme très élevé, généralement à son rythme maximum. Elle amène le sujet à épuisement et ne peut pas être maintenue plus de 7 min environ (6 à 8 min selon le niveau).

- Le seuil ventilatoire ou seuil anaérobie :
Lors d’un effort progressif, c'est le moment où l'oxygène devient insuffisant pour maintenir la performance et où le sportif change de système énergétique après une courte transition. L’hyperventilation qui apparaît lors de cette transition ne parvient pas à l’organisme à consommer suffisamment d’oxygène pour poursuivre l’effort encore accru. Le sujet va passer du système aérobie au système anaérobie et utiliser ses réserves glycogéniques pour poursuivre et augmenter (peut-être) encore son effort.






Dyspnée



Dyspnée : La dyspnée se définit par une difficulté à respirer s’accompagnant d’une sensation de gêne ou d’oppression et parfois d’un essoufflement.




Emotivité



En produisant un surplus d’hormones du stress, une désynchronisation apparaît entre les actions réciproques des branches Para et Sympa du système nerveux autonome.
Grâce au manage’air, les modifications durables de la respiration naturelle de repos produisent une meilleure relaxation générale et par conséquent, une meilleure gestion de l’émotivité. La fréquence respiratoire est ralentie, ce qui est le signe d’une plus grande sollicitation du système nerveux parasympathique.
Cette activation est confirmée par plusieurs auteurs comme Bhargava et al. (1988) qui ont montré une baisse des deux plus importants indicateurs du stress (la fréquence cardiaque et la pression artérielle) après entraînement à une technique respiratoire similaire à la nôtre. Pal et al. (2004) ont aussi mesuré, après la période d’ERY, une baisse de la fréquence cardiaque basale, et ils rapportent que c’est le signe d’une augmentation de l’activité parasympathique qui s’établit au détriment de l’activité sympathique.

Référence :
Bhargava R, Gogate MG, Mascarenhas JF, 1988. Autonomic responses to breath holding and its variations following pranayama. Indian J Physiol Pharmacol. 32: 257-64.
Pal GK, Velkumary, Madanmohan, 2004. Effects of short-term practice of breathing exercises on autonomic functions in normal human volunteers. Indian J Med Res. 120: 115-21.






Erythropoïétine (EPO)



- EPO ou érythropoïétine :
C’est une hormone qui élève le taux d’hémoglobine et de l’hématocrite et augmente ainsi l’endurance et la puissance maximale aérobie. Elle est produite par les reins ou par synthèse. Utilisée habituellement en médecine, elle a commencé à être considérée comme dopant « effet turbo » dans les sports d’endurance à partir des années 90. Depuis, l’EPO n’intéresse pas seulement les sports d’endurance, les sportifs qui s’y adonnent supportent mieux les charges d’entraînement, et des sprinteurs vedettes sont régulièrement contrôlés positifs.
L’EPO est indétectable par les contrôles anti-dopage classiques. L'ingestion de l'EPO à court terme peut provoquer des accidents cardiaques (infarctus, embolies pulmonaires) et à long terme hypertension, cancer de la moelle osseuse.
Le médecin suédois, Bjorn Ekblom fut un des premiers scientifiques à prouver l'efficacité de l'EPO.




Fréquence respiratoire



Fréquence respiratoire (FR) : C’est le rythme de la respiration, plus exactement le nombre de cycles respiratoires (inspiration et expiration) par minute, mesurés chez un individu. La fréquence respiratoire fait partie des paramètres vitaux, comme le pouls ou la tension artérielle, et une anomalie de cette FR peut aider à déceler une situation anormale ou une adaptation de l'organisme.
La fréquence respiratoire normale est en moyenne de 15 par minute chez l’adulte (de 12 chez les sportifs endurants, à 20 chez les sédentaires). En excluant les maladies cardiaques ou respiratoires, plus elle est élevée, plus elle dénote un niveau de stress non contrôlé. Pour mesurer la FR, il suffit de compter le nombre de soulèvements du thorax pendant 30 secondes et de le multiplier par 2.





Hématocrite



L'hématocrite : C'est le pourcentage du volume des globules rouges par rapport au volume total du sang.
Parce que l’hémoglobine, contenue dans les globules rouges, transporte l’oxygène dans les muscles et aide à la performance d’endurance, les sportifs cherchent à augmenter sa production. Les stages en altitude et les caissons hypoxiques le permettent, mais pour des effets limités à quelques semaines. Dans le sport, un homme ayant un taux d’hématocrite de plus de 50% est suspecté de dopage, généralement par l’EPO.




Performances mentales (aspect physiologique)



Par la respiration, il est possible de contrôler sa propre fonction cérébrale pour gérer son émotion et rester concentré et en alerte, dans un état propice à raisonner (apprendre ou traiter l’information).

La pratique du manage’air amène à réduire le temps de réaction, ce qui indique une amélioration de la performance sensori-motrice et une augmentation de l’habileté à traiter l’information par le système nerveux central. Ceci peut être dû à une plus grande vigilance, un traitement plus rapide de l’information, une amélioration de la concentration et/ou d’une capacité à ignorer les stimulis inappropriés. Cette technique respiratoire peut être pratiquée dans des situations demandant de la lucidité et une grande réactivité comme le sport et la chirurgie spécialisée.
Un contrôle particulier de la respiration peut gérer l’état émotif et améliorer les performances intellectuelles. La plupart des personnes n'ont aucun contrôle de leur physiologie, et quand leur rythme de fréquence respiratoire et cardiaque deviennent chaotiques, suite à un stress, les capacités de raisonnement sont altérées car le cortex préfrontal est sensiblement inhibé. Une respiration rythmique contrôlée peut aider à stabiliser la fréquence cardiaque et ainsi créer un état physiologique interne stable, favorable à la réflexion.






Pompe abdomino-diaphragmatique



Qu’est-ce que la "pompe abdomino-diaphragmatique" :
Dans la respiration normale, les changements de pression qui se produisent dans les cavités thoraciques et abdominales durant la respiration créent une pompe qui aspire le sang vers le cœur. A l'inspiration, le diaphragme, en se contractant descend et prend appui sur les organes de l'abdomen. L'augmentation de pression intra-abdominale qui en résulte comprime les veines locales; le sang est alors chassé en direction du cœur. Simultanément, la pression diminue dans la cage thoracique et la dilatation des veines thoraciques accélère l'aspiration du sang dans l'oreillette droite.




Puissance inspiratoire et expiratoire maximale (PIM et PEM)



Les muscles de la respiration :

La force des muscles respiratoires se mesure par :

  1. La PImax évalue la force des muscles inspiratoires (essentiellement le diaphragme).
  2. La PEmax évalue la force des muscles expiratoires (les abdominaux).

Le muscle essentiel de l’inspiration est le muscle diaphragme. Au repos, l’expiration se fait passivement au niveau des muscles, mais dans une respiration forcée, les abdominaux sont sollicités pour expirer.

La fatigue des muscles respiratoires peut limiter la performance d’exercice (1) (2). Les muscles inspiratoires se fatiguent particulièrement après une compétition d’endurance (3) (4) (5).
Le travail des muscles expiratoires augmente proportionnellement à l'intensité de l'effort et peut même devenir très important à plein régime (6). Dans le cadre de son article, l’auteur prône le renforcement de l'ensemble des muscles de la respiration (inspiratoires et expiratoires), c’est à dire les muscles agonistes et antagonistes, comme on le ferait d’ailleurs pour n'importe quelle autre chaîne musculaire.

(1) Mador MJ, Acevedo FA, 1991. Effect of respiratory muscle fatigue on subsequent exercise performance. J Appl. Physiol.. 70: 2059-65.

(2) Martin B, Heintzelman M, Chen HI, 1982. Exercise performance after ventilatory work. J Appl Physiol. 52: 1581-825.

(3) Loke J, Mahler DA, Virgulto JA, 1982. Respiratory muscle fatigue after marathon running. J Appl Physiol. 52: 821-24.

(4) Hill NS, Jacoby C, Faber HW, 1991. Effect of an endurance triathlon on pulmonary functions. Med Sci Sports Exerc. 23: 1260-64.

(5) Chevrolet JC, Tschopp JM, Blanc Y, Rochat T, Junod AF, 1993. Alterations in inspiratory and leg muscle force and recovery pattern after a marathon. Med Sci Sports Exerc. 25: 501-07.

(6) Wells GD et al. (2005) Effects of concurrent inspiratory and expiratory muscle training on respiratory and exercise performance in competitive swimmers, Eur J Appl Physiol 94(5-6):527-40.






Résistance des voies aériennes (RVA)



On note une diminution des résistances des voies aériennes (Rva) mesurées après un mois de manage’air : elles passent de 3,3 + 0,3 à 2,6 + 0,3 cm H2O.l -1.s (cf. thèse).  






Sensation respiratoire (l'étude)



Nous avons mesuré chez des sujets sains et chez des asthmatiques l’effet d’un entraînement à l’une des techniques manage’air (2 mois et 4 semaines, respectivement) sur le gain de la sensibilité respiratoire mesurée par des méthodes psychométriques (quantification subjective de charges inspiratoires résistives externes).




Stress



Stress : Terme inventé en 1956 par un physiologiste canadien, le Pr. Hans Selye, qui le définit comme un « Syndrome Général d’Adaptation », ou plus précisément comme une réponse de l’organisme à une situation vécue comme une agression, qu’elle soit physique ou psychologique.
- agression physique : blessure, douleurs diverses, choc opératoire, …    
- agression psychologique : situations alarmantes, menaçantes (affrontement, fuite…).    

Le stress est donc une différence d’appréciation entre la réalité et les capacités à résoudre la situation. C’est une réponse en fonction d’une exigence : s’adapter pour garder l’équilibre.




Systèmes para et sympathiques (système nerveux autonome)



Le système nerveux parasympathique est responsable du ralentissement de la fréquence cardiaque. Il s’apparente à la pédale de frein de votre automobile alors que le système sympathique s’apparente lui à la pédale d’accélérateur. Mieux l’on synchronise ces deux systèmes, plus facile avance votre véhicule. Dans le cas d’émission d’émotions positives telles que la sensation de bien-être, l’amour, l’affection, les rythmes respiratoire et cardiaque deviennent réguliers et cohérents, reflétant une synchronisation entre les deux branches du Système Nerveux Autonome : systèmes Para et Sympa.






Ultrapnée



Cet exercice favorise l’effort cardio-vasculaire :

- Par un conditionnement chronique du régime ventilatoire : rythme et amplitude de la respiration (démontré dans notre article de 2005)
- Par des modifications régulières de concentrations des gaz du sang (O2 et CO2), mesurés dans la thèse de 2005.

Les résultats sont là, mais nous ne connaissons pas encore toutes les explications. Parmi les hypothèses les plus probables et que nous allons vérifier prochainement, l’augmentation de la puissance maximale aérobie a du être provoquée par une meilleure extraction de l’oxygène par les muscles. En permettant au corps de régulièrement tolérer une plus grande quantité de CO2 dans l’organisme, et en créant de façon périodique une dette d’oxygène, l’intensité et/ou la durée de l’effort pourraient être augmentés.






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